Questions fréquentes

Comprendre la vision 3D

Comment voit-on en relief ?

La vision binoculaire permet à nos yeux de percevoir la réalité sous des angles légèrement différents grâce à l'écart moyen de 6.5 cm entre nos deux pupilles. Le cerveau fusionne les deux images perçues pour créer une sensation de profondeur. Lorsque les deux yeux sont contraints par un moyen technique à voir séparément les deux images d'un couple stéréoscopique, la fusion binoculaire opère de la même façon et produit une sensation de relief. Au cinéma 3D, des lunettes polarisées ou à obturation active filtrent l'image destinée à chaque oeil. Les casques de VR positionnent deux petits écrans devant les yeux et affichent sur chacun une image différente. Dans le cas des écrans Alioscopy, c'est l'écran qui porte les "lunettes" à la place du spectateur. Un réseau de microlentilles à la surface de l'écran réfracte une image différente vers chaque oeil. Là encore, le cerveau fait le travail de fusion binoculaire et produit une sensation de relief parfaitement naturelle.

Comment fonctionne un écran Alioscopy ?

Les écrans Alioscopy sont dits "lenticulaires", car un réseau de microlentilles cylindriques d'ultra-haute précision est laminé à leur surface. La lumière émise par chaque sous-pixel est réfractée dans différentes directions par les lentilles, de telle sorte que chaque oeil perçoive une image différente. La précision est la clé. Les composants optiques sont usinés au centième de micron sur des machines conçues par Alioscopy. Une image Alioscopy multiplexe N points de vue stéréoscopiques successifs. Chacune de ses composantes RVB est issue d'un point de vue différent. La lumière émise par chaque sous-pixel de l'écran est déviée par les lentilles, de façon à permettre aux deux yeux de percevoir deux images différentes, que le cerveau fusionne.

Quels sont les avantages par rapport à la 3D à lunettes ?

Tout d'abord, les écrans Alioscopy affranchissent les spectateurs des contraintes et de l'inconfort des casques et lunettes : poids, tensions sur la nuque, transpiration, baisse de luminosité, altération des couleurs, hygiène, correction visuelle altérée, recharge, etc. L'intérêt ne s'arrête pas là cependant. En mode multiscopique, sans tracking, la parallaxe est perçue de façon immédiate et naturelle d'un simple mouvement de la tête. Comme on le ferait devant un objet réel, il suffit de se décaler pour découvrir des perspectives légèrement différentes de la scène. Lorsque le tracking est actif, la parallaxe peut être calculée en temps réel pour conserver la cohérence spatiale du contenu.

Pourquoi faut-il plusieurs points de vue et non pas 2 comme au cinéma ?

Au cinéma, le spectateur est calé dans son fauteuil, il ne bouge pas et ses lunettes 3D filtrent les images destinées à son oeil gauche et son oeil droit. Mais pour que le relief soit vu passivement par plusieurs spectateurs simultanément sans porter de lunettes, il faut que des couples stéréoscopiques se forment à intervalle régulier dans le champ d'observation de l'écran. Pour cela, on ne peut pas se contenter d'afficher deux images, qui alterneraient tous les 6.5 cm. Le spectateur verrait le relief à l'endroit ou à l'envers selon sa position. Pour éviter l'occurrence des positions pseudoscopiques, celles où le relief est inversé, il faut répartir davantage d'images, formant deux à deux des couples stéréoscopiques successifs, dans l'espace devant l'écran. Ces contenus multi-points de vue sont dits "multiscopiques". L'art d'Alioscopy est de concevoir des écrans multiscopiques offrant le meilleur compromis possible entre le nombre de points de vue et la résolution perçue.

En mode Portail avec tracking, deux points de vue suffisent cependant car le système adapte dynamiquement le contenu à la position exacte des yeux du spectateur.

Technologie

Quelle est la différence entre le mode multiscopique et le mode Portail ?

En mode multiscopique, l'espace d'observation devant l'écran est divisé en zones appelées "lobes", dont la largeur dépend des caractéristiques de l'écran. Les lobes se répètent de façon périodique sur un angle d'environ 100 degrés. Tous les points de vue se succèdent au sein d'un lobe avec une parallaxe naturelle et continue. Cela permet à chaque spectateur de voir en relief quelle que soit sa position. Seul le "passage de lobe", à la frontière entre deux lobes, reste à éviter. En pratique, les zones de transition entre lobes sont étroites et le spectateur trouve naturellement une position confortable.

En mode Portail, un système de tracking détecte précisément les coordonnées des pupilles du spectateur et adapte dynamiquement l'affichage du couple stéréoscopique à la position de ses yeux. Alioscopy implémente sa solution de tracking sur des écrans multiscopiques, afin de pouvoir basculer entre les deux modes. Cela permet surtout d'éliminer pratiquement toute diaphonie (crosstalk), ce qui permet d'obtenir une profondeur illimitée. Cette expérience immersive radicale a été baptisée "ExoRéalité". Une solution de tracking à deux spectateurs (4 pupilles) est en préparation.

Qu'est-ce que Le Portail et l'ExoRéalité ?

Les écrans 8K mono-utilisateur avec tracking d'Alioscopy sont appelés Portail, car ils donnent accès à un monde tridimensionnel à l'échelle du monde réel, sans limite de profondeur. On ne regarde plus un contenu sur un écran, on le découvre à travers une fenêtre.

L'ambassadeur de cette gamme 8K d'exception est le modèle 65", dont la largeur de 1.40 m permet d'oublier les bords d'écran. A résolution égale mais deux fois moins large, le modèle 31.5" offre une finesse d'image exceptionnelle. Grâce à un tracking des yeux de pointe, le spectateur du Portail vit une expérience immersive hors norme, qui bouleverse les limites conventionnelles de l'autostéréoscopie. Dans une application de visioconférence par exemple, le Portail 65" permet de voir son interlocuteur à échelle 1:1, comme s'il se trouvait physiquement en face de soi. Les contenus peuvent également jaillir à portée de main.

Le Portail est une technologie de rupture, qui permet de simuler la réalité à l'échelle du monde réel. L'expérience visuelle sans précédent offerte par le Portail a été baptisée "ExoRéalité". Alioscopy est lauréat 2025 de l'appel à projets "Technologies innovantes des univers virtuels immersifs" lancé par l'Etat dans le cadre de France 2030 pour son projet "ExoRéalité". Le monde des casques est celui de la réalité virtuelle. L'ExoRéalité est celui de la virtualité réelle.

Existe-t-il d'autres technologies d'affichage 3D autostéréoscopique ?

Plusieurs technologies peuvent être mises en oeuvre pour afficher des images autostéréoscopiques :

  • Barrière de parallaxe. Un réseau de fentes opaques placé devant l'écran bloque sélectivement la lumière pour diriger des images différentes vers chaque oeil. C'est la technologie la plus simple et la moins coûteuse, mais elle réduit la luminosité de l'écran en proportion du nombre de points de vue.
  • Réseau lenticulaire. Des microlentilles cylindriques placées devant l'écran réfractent la lumière émise par chaque sous-pixel dans une direction différente. C'est la technologie mise en oeuvre par Alioscopy. Elle restitue sans perte toute la luminosité de l'écran.
  • Eye-tracking (suivi oculaire). Une ou plusieurs caméras mesurent en temps réel les coordonnées pupillaires des yeux du spectateur pour ajuster dynamiquement le contenu en fonction de leur position. Cela permet d'afficher des images stéréoscopiques à 2 points de vue, comme au cinéma, au lieu d'images multiscopiques. Le tracking est indépendant de la technologie d'écran sous-jacente.
  • Light-field (champ lumineux). Ce terme désigne toutes les technologies d'écran qui diffusent la lumière dans différentes directions. La réfraction lenticulaire en fait partie. Les réseaux de microlentilles peuvent aussi être positionnés au sein même des couches constitutives d'une dalle LCD. Ce terme s'applique également aux solutions à base de DLP (Digital Light Processing), une technique de projection d'images reposant sur une puce contenant des miroirs oscillant à grande vitesse.
  • Imagerie intégrale et plénoptique. Un réseau de microlentilles sphériques capture et restitue un champ lumineux complet, offrant une parallaxe à la fois horizontale et verticale. C'est l'approche la plus proche d'un vrai champ lumineux tridimensionnel, mais elle exige une résolution d'écran extrêmement élevée, car chaque microlentille nécessite un bloc de pixels dédié.
  • Holographie. Elle vise à reconstruire le front d'onde lumineux complet d'une scène 3D, à l'aide d'un modulateur spatial de lumière (SLM) d'ultra-haute résolution. On utilise aujourd'hui plutôt des HOE (Holographic Optical Elements), des composants optiques fabriqués par des techniques holographiques : un motif d'interférence enregistré dans un matériau photosensible diffracte la lumière pour produire l'effet optique souhaité.
  • Affichage volumétrique. Des systèmes qui créent des points lumineux dans un volume réel, par projection sur des écrans rotatifs, diffusion dans un brouillard ou excitation de particules dans l'air. Ce sont de vrais volumes 3D visibles sous tous les angles, mais limités en taille, résolution et luminosité.
Combien y a-t-il de lentilles sur un écran Alioscopy ?

Après avoir produit ses premiers écrans sur des tubes cathodiques Trinitron de Sony, Alioscopy fut la première à aligner ses réseaux de microlentilles dans un angle de 18.43° (arctangente de 1/3) sur les nouveaux écrans LCD, afin de retrouver une complémentarité de sous-pixels RVB sur trois lignes successives. Des lentilles verticales, comme sur les tubes cathodiques, auraient grossi des colonnes de sous-pixels de même couleur et généré des dominantes colorées rédhibitoires. Dans ces conditions, lorsque le nombre de points de vue n'est pas un multiple de trois, chaque lentille démarre sur chaque ligne avec une couleur différente. Une double permutation circulaire s'instaure alors en lignes et en colonnes et reproduit une isotropie du contenu parfaitement conforme aux attentes physiologiques, en dépit du sous-échantillonnage des images.

Alioscopy a longtemps privilégié un format d'image à 8 points de vue, qui offrait le meilleur compromis entre le confort de positionnement et la résolution perçue. Des écrans à 5 points de vue ont néanmoins été produits pour répondre à des besoins spécifiques, et des prototypes avec d'autres valeurs ont également été réalisés.

Le nombre de lentilles sur un écran dépend de sa résolution, de l'angle du réseau, du nombre de points de vue, de l'alternance ou non des lignes paires et impaires, et plus généralement de l'algorithme de multiplexage des images. Un réseau lenticulaire est un système optique de décodage d'une image mixée, qui imbrique un nombre N de points de vue.

Dans le cas particulier où N=8 et la résolution est Full HD (1920 pixels), il y a 720 lentilles sur l'écran. Ce nombre se calcule de la façon suivante : il y a 3 sous-pixels RVB par pixel et 1920 pixels par ligne, soit 5760 sous-pixels. Ce sont les points de couleur attribuables à chaque point de vue. S'il y en a 8, il y a donc 5760/8 = 720 lentilles.

Les brevets d'Alioscopy qui implémentaient cette logique sont désormais tombés dans le domaine public. Alioscopy a déposé d'autres brevets qui s'appliquent depuis aux écrans de beaucoup plus haute résolution. Ces écrans offrent une continuité de parallaxe identique à celle des photos lenticulaires imprimées d'Alioscopy, qui ont fait sa célébrité dans le monde des collectionneurs et des musées. Les écrans 8K permettent de multiplier le nombre de lentilles et d'afficher des contenus allant jusqu'à intégrer 66 points de vue.

La résolution perçue par chaque oeil est-elle égale à la résolution de l'écran divisée par le nombre de points de vue ?

La résolution horizontale perçue par chaque oeil est égale au nombre de lentilles sur l'écran tandis que la résolution verticale perçue est celle de l'écran lui-même. A 18.43° par exemple, il y a trois fois plus de lentilles que de pixels divisés par le nombre de points de vue. Ce n'est pas la résolution en pixels qu'il faut considérer mais celle en sous-pixels.

La résolution monoculaire n'est cependant pas un critère valable d'évaluation de la résolution stéréoscopique perçue. La double permutation circulaire implémentée par le mix Alioscopy a pour effet que chaque oeil voit sur chaque ligne et sous chaque lentille une couleur différente appartenant à un point de vue différent. Cette complémentarité est décisive pour le cerveau, dont la physiologie est indissociable des choix faits par Alioscopy. Le cerveau ne perçoit pas des pixels (picture elements) mais des voxels (volume elements), qui combinent en chaque point des couleurs complémentaires. Cette richesse d'information est essentielle à la reconstruction d'une sensation d'image de haute qualité.

La rétine humaine compte environ 6 à 7 millions de cônes, qui assurent la vision des couleurs. La fovéa ne contient que des cônes, au nombre d'environ 4 à 5 millions. Avec 6 millions de sous-pixels, soit 6 millions de points de couleur différents, un écran Full HD compte donc plus de points de couleur que la fovéa de cônes. Si l'on discrimine visuellement qu'un écran 4K est plus fin qu'un écran Full HD, c'est grâce à la complémentarité stéréoscopique que confèrent nos deux yeux. La stéréoscopie donne donc à ressentir une image de bien meilleure qualité que la résolution monoculaire ne le laisserait penser.

Pourquoi la qualité d'image perçue est-elle si bonne malgré le sous-échantillonnage des images ?

L'oeil humain ne perçoit pas les trois couleurs primaires avec la même acuité. La sensibilité à la luminance se décompose ainsi : 59 % pour le vert, 30 % pour le rouge et 11 % pour le bleu. Les algorithmes de multiplexage brevetés par Alioscopy exploitent cette propriété physiologique en appliquant une permutation circulaire des couleurs entre les points de vue. Il en résulte que la résolution perçue en sous-pixels est très proche de celle que l'on percevrait en pixels carrés. Seuls les détails très fins (traits de moins de 3 pixels) peuvent être légèrement affectés.

Pourquoi la sensation de relief est-elle plus faible sur les écrans vus de près ?

Le même contenu affiché sur un écran destiné à être vu de près semble plus écrasé que sur un écran destiné à être vu de loin.

La sensation de relief résulte à la fois de la disparité binoculaire, la différence entre les images perçues par les deux yeux, et de la perception proprioceptive, c'est-à-dire de la conscience que le cerveau a de la convergence des yeux. L'effort de vergence des yeux renseigne le cerveau sur la distance à laquelle ils regardent et la disparité qu'ils perçoivent à cette distance le renseigne sur le volume des objets.

La disparité perçue est plus importante de près que de loin. C'est vrai dans le monde réel et c'est aussi vrai quand il s'agit d'un écran autostéréoscopique. Si l'on regarde un même contenu sur deux écrans de même taille équipés de lentilles de même pas, l'un conçu pour être vu à 1.50 m et l'autre à 3 m, la sensation de volume sera deux fois plus importante sur le second que sur le premier.

Deux solutions permettent de pallier cette différence de sensation. La première consiste à doubler la base stéréoscopique, c'est-à-dire l'écartement entre les points de vue, pour augmenter la disparité entre les images elles-mêmes. Il n'est possible de le faire que si le contenu n'a pas déjà un volume très important, car un trop grand écart entre les points de vue favorise la perception de fantômes. La seconde consiste à modifier les propriétés optiques des lentilles, pour que les yeux ne voient pas deux points de vue consécutifs (les images 1 et 2 ou 5 et 6 par exemple), mais deux points de vue séparés d'un troisième (les images 1 et 3 ou 5 et 7 par exemple). Cela permet de doubler la base stéréoscopique perçue sans augmenter la disparité entre les images.

Alioscopy dispose d'une gamme d'écrans SW, qui double ainsi la base stéréoscopique perçue pour une utilisation de près. Cela permet par exemple aux créateurs de contenu d'évaluer le relief dans des conditions proches de l'exploitation finale, sur un écran Alioscopy qu'ils regardent pourtant de près.

Contenu

Comment créer du contenu pour les écrans Alioscopy ?

Le contenu peut être généré de plusieurs façons :

  • Par synthèse 3D avec des moteurs comme Unity ou Unreal Engine, permettant des applications interactives en temps réel.
  • Par prise de vue avec des systèmes de caméras multi-vues ou un appareil photo qui se déplace sur un rail. Le cas particulier des tournettes et des travellings permet d'exploiter des images 2D successives pour les afficher en relief sans transformation, car les images constituent naturellement des points de vue décalés latéralement.
  • Par conversion de contenus existants, qu'il s'agisse de conversion 2D vers 3D par intelligence artificielle ou de conversion de stéréoscopie en multiscopie.
  • Les technologies de 3D Gaussian Splatting, en progrès considérables depuis 2023, permettent de transformer des photos ou des vidéos d'un objet ou d'une scène réelle en un modèle 3D photoréaliste explorable en temps réel.

Le Portail avec tracking se satisfait de contenus à 2 points de vue. Les contenus stéréoscopiques conventionnels peuvent être utilisés directement, y compris les contenus créés pour les casques VR/AR.

Le contenu a longtemps été un frein aux technologies autostéréoscopiques, mais il l'est beaucoup moins aujourd'hui grâce à l'essor de ces nouveaux outils. Les solutions mono-utilisateur à 2 points de vue avec tracking, qui exploitent directement le contenu stéréoscopique existant, bénéficient pleinement de cette évolution.

Peut-on convertir des contenus 2D en 3D ?

L'intelligence artificielle fait des progrès considérables dans ce domaine. Plusieurs acteurs proposent aujourd'hui des solutions de conversion par IA de 2D en 3D, avec des résultats de plus en plus convaincants.

Alioscopy dispose également d'une solution propriétaire de conversion temps réel de stéréoscopie en multiscopie, qu'elle réserve à ses licenciés.

Au-delà de la conversion, la capture 3D native se démocratise. Plusieurs appareils grand public permettent aujourd'hui de générer des images stéréoscopiques exploitables sur le Portail : les derniers modèles d'iPhone d'Apple (photos et vidéos spatiales), le téléphone Beam de Xreal ou encore la caméra QooCam Ego de KanDao.

Peut-on voir des films stéréoscopiques sur un écran Alioscopy ?

Tous les contenus stéréoscopiques à 2 points de vue peuvent être affichés directement sur le Portail : films, contenus VR/AR, vidéos spatiales, etc. Le Portail s'apparente alors à un cinéma individuel.

En revanche, les écrans multiscopiques Alioscopy ne peuvent pas jouer de film stéréoscopique sans passer par une étape de conversion temps réel. La solution de conversion développée par Alioscopy est réservée à ses partenaires licenciés.

Les écrans Alioscopy peuvent-ils afficher du contenu 2D ?

Oui. Les contenus ordinaires s'affichent en 2D, comme sur un moniteur classique, ce qui permet d'alterner les contenus 2D et 3D en fonction des sources et des besoins. Les lentilles des écrans Alioscopy ne sont cependant pas commutables et une perte de netteté inhérente aux lentilles est inévitable. Les caractères et traits fins peuvent être altérés.

L'écran doit toujours être configuré à sa résolution nominale, à 100 % et sans effet loupe, pour que les contenus en relief s'affichent correctement. En revanche, le bureau du système d'exploitation sera moins confortable à lire qu'à une résolution inférieure. Ces altérations sont moins critiques lorsque l'on regarde un film.

Pour les applications professionnelles nécessitant l'affichage simultané de contenus 2D fins et 3D, Alioscopy peut concevoir des écrans à zone lenticulaire partielle, réservant une partie de la dalle à un affichage 2D.

Produits et applications

Quels moniteurs Alioscopy sont disponibles ?

Alioscopy propose des moniteurs de 5.5" à 65", de résolution Full HD à 8K.

La gamme 8K la plus récente est composée de deux modèles de 31.5", disponibles en orientation portrait ou paysage, chacun en 400 ou 1500 nits. Selon la nature du contenu, ils peuvent supporter des contenus multiscopiques à 11, 22, 33 ou 66 points de vue. En mode Portail, ils se satisfont de contenus stéréoscopiques.

Le modèle 8K phare a une diagonale de 65", une luminosité de 1500 nits avec un rétroéclairage micro-LED dynamique. Il peut afficher des contenus multiscopiques à 28 points de vue ou des contenus stéréoscopiques en mode Portail.

Alioscopy propose également des moniteurs Full HD (2K) de 4.3", 21.5", 24", 42", 47" et 55" ; des moniteurs 2.5K de 5.5", 8.9" et 10.1" (le modèle 5.5" opère à la fois en orientation portrait et paysage) ; des moniteurs 4K de 13.3", 15.6" et 24" ; un moniteur 5K de 27" ; ainsi que des formats sur mesure pour l'automobile.

Alioscopy usine et assemble ses propres réseaux lenticulaires en France. La société réunit en interne toute l'expertise nécessaire à la production d'écrans sur mesure. Le prototypage rapide est l'une des spécialités d'Alioscopy. Des écrans de toutes tailles et de toutes résolutions peuvent donc être fabriqués à façon pour répondre à des besoins spécifiques.

Qu'est-ce que l'Exobox ?

L'Exobox est un dispositif d'affichage 3D sans lunettes développé par Alioscopy. Grâce à la combinaison d'un écran Alioscopy et d'un jeu de miroirs, il crée des illusions tridimensionnelles d'apparence holographique, qui semblent en lévitation devant l'appareil. L'Exobox se prête particulièrement aux mises en scène en réalité augmentée. Elle donne vie de façon saisissante aux répliques numériques tridimensionnelles d'objets : bijoux, montres de luxe, objets de collection, oeuvres d'art, modèles de CAO, reconstructions médicales ou avatars numériques.

Initialement conçue pour la planification chirurgicale préopératoire, l'Exobox a été déclinée en versions compactes destinées au retail de luxe, aux musées, aux salons et au marketing expérientiel. Une version automobile a été introduite par Marelli pour projeter un assistant personnel tridimensionnel au-dessus de la planche de bord. La collection comprend également l'Exobox Objet, qui projette le reflet tridimensionnel de l'objet qu'elle abrite grâce à un jeu de miroirs de précision.

Alioscopy est lauréate du Concours Mondial d'Innovation pour l'Exobox.

Peut-on transformer n'importe quel écran LCD en écran Alioscopy ?

Non. Le réseau lenticulaire doit être spécifiquement conçu et fabriqué pour les caractéristiques précises de chaque dalle : pitch des pixels, structure des sous-pixels, espacement, forme du masque noir, signal vidéo et électronique associée. Alioscopy maîtrise l'intégralité de ce processus et fabrique ses composants optiques en interne, à Paris, sur des machines propriétaires.

Quelle est la différence entre l'holographie et l'Alioscopy ?

L'holographie classique vise à reconstruire le front d'onde lumineux complet d'une scène, ce qui nécessite des modulateurs de lumière d'ultra-haute résolution, des sources cohérentes (laser) et des puissances de calcul hors norme. Le contenu est difficile à produire et les conditions d'affichage sont contraignantes.

Les écrans Alioscopy sont des écrans autostéréoscopiques, qui diffusent des images différentes de façon angulaire. Ils mettent à profit la fusion binoculaire opérée par le cerveau pour produire une sensation de relief parfaitement naturelle. Les contenus peuvent être créés avec des outils logiciels courants ou filmés avec des caméras stéréoscopiques. Les écrans sont connectés à la sortie vidéo d'une carte graphique standard et ils fonctionnent dans n'importe quel environnement, sans conditions d'éclairage particulières. Contrairement à l'holographie, ils offrent une image lumineuse, contrastée et en couleurs réelles.

Quelle est la distance de vision optimale ?

Elle varie selon le modèle et le mode d'utilisation. Une distance idéale, appelée distance de "teinte plate", est définie optiquement par Alioscopy. Sur un écran multiscopique, c'est la distance à laquelle une mire de N couleurs multiplexées donne à voir une seule couleur à chaque oeil sur tout l'écran, N étant le nombre de points de vue. Le tracking permet de recomposer la teinte plate dynamiquement pour s'adapter à la position du spectateur.

Lorsqu'un spectateur se rapproche ou s'éloigne de la teinte plate en mode multiscopique, une recomposition entre points de vue s'opère. Elle se matérialise sur une mire de couleurs par l'apparition de bandes de couleur, de 2 à N. Lorsque N bandes s'affichent à l'écran, le spectateur a atteint la distance minimale ou maximale d'observation de l'écran. Au-delà, sur une image en relief, la partie gauche de l'image se reproduirait sur la droite, ou inversement.

Il est toujours préférable d'utiliser un écran multiscopique à sa distance de teinte plate. C'est celle à laquelle l'image relief est la plus pure. Néanmoins, il est possible de se tenir plus près ou plus loin sans dégrader sensiblement l'expérience relief.

Quelles sont les principales applications ?

Les écrans Alioscopy sont utilisés dans de nombreux domaines : retail de luxe et configurateurs de produits, imagerie médicale et chirurgie robotique, muséographie et patrimoine culturel, éducation et formation immersive, communication d'entreprise, salons professionnels, affichage dynamique, défense et sécurité, téléopération et pilotage à distance, simulation, CAO et visualisation industrielle, divertissement et parcs d'attractions.

Informations pratiques

Les écrans sont-ils fabriqués en France ?

Oui. Alioscopy conçoit et fabrique ses moniteurs et ses réseaux lenticulaires à Paris, sur des machines de sa conception. Les moniteurs 2D d'origine sont généralement assemblés en Asie, mais la valeur ajoutée autostéréoscopique est produite en France. Les solutions Alioscopy bénéficient de l'origine préférentielle EEE (Espace Economique Européen).

Comment obtenir une démonstration ?

Alioscopy dispose de showrooms à Paris et Singapour où des démonstrations en direct sont organisées sur rendez-vous. Il est possible de prendre contact via la page Contact du site ou par email à info@alioscopy.com pour planifier une visite.